Je suis sur le cul, Et Spiritus. Fractus.

Le Prêtre.

 

« Le rêve »

Empressée d’aller rejoindre le Père Tremblé je pénètre dans l’église, 
surplombant la place de la mairie. 
Impériale, le port de face, haut et fier, je traverse la longue allée 
pavée de marbre, formée par deux rangés d’esclaves nus.
Des chaînes leur enserrant le cou et les pieds, ils sont tenus attachés 
les uns aux autres.

Au bout de l'allée, le Père Tremblé m'observe. Il pose sa main sur le bas de 
son ventre, avant de s’effacer aux confesses ou je dois le rejoindre.
Le Prêtre est un merveilleux visionnaire.
Il est aussi, homme de bien, de bien des manières, et bien membré.
C’est un homme aimant et généreux avec ses enfants.
Le pauvre est atteint d’une syphilis. Il l'a attrapée, voulant, par pitié, 
la partager avec Sœur Conmouil.
Celle-ci l’ayant chopée, en officiant par piété, dans les quartiers
défavorisés.

Arrivée, Je me hâte de m'installer dans l’isoloir, pour admirer le visage 
du Père, au travers du grillage.
Il a le regard perçant, les yeux bleu javellisée. De ses joues roses 
une deuxième couche de chair, délicieusement épaisse, lui descend le long 
de ses narines et de son menton.

- Bonjour Mon Père.

- Parlez Moi, ma belle enfant.

- Mon père, Je porte la maladie des héritiers, celle qui se transmet de
pénétration en génération. A travers ma pensée, parasitée par un leurre, 
et en constante évolution, elle se propage dans mon corps, pour l’aliéner.
Le Seigneur n'est-il pas vache pour ses petits, de les nourrir au
lait contaminé, de ce poison qui les rend dégénérés?

Il soulève sa soutane laissant sa main droite ramper sur sa verge séchée.
Le prêtre me regarde d'un air pervers, l'œil précis, brillant des songes 
les plus fous.
De sa deuxième main, il se pince lentement le téton, le bout de sa langue 
glaireuse parcourt ses lèvres comme s'il était en train de lécher le petit 
anneau de Soeur Conmouil.

- Everest, Everest, reprenez !!!
Vous en êtes à "qui se propage dans mon corps pour le rendre" ...
Allons, aliéné ... tétons du lait contaminé!!!

- Pardonnez-moi, Mon Père, Le Seigneur des hommes a soif de vie, mais n’en 
réclame-t-il pas plus que le Démon lui-même ? 
Le bien et le mal sont compagnons de marche, compagnons d’action, solidaires,
comme la vie et la mort, ami et ennemi, ils se crachent la vérité.

- Le bien n’en a que foutre du mal...
Le mal toujours réclamera son bien Mon enfant.

Ses mouvements, sous sa robe blanche, devenus plus rapides, il prend une
violente inspiration avant de poursuive.

- Veux-tu voir mon membre s’allumer ? Oh Dieu, une grande bénédiction du ciel !

- Volontiers Mon Père, Vous me faite là un grand honneur,
Comment pourrais-je refuser ?

Le père ouvre la trappe située au niveau de son bas ventre.
Ce sésame déverrouillé m’offre la vision d’une virilité bandante.

- Voulez voir Mes pauvres genoux de mortelle ?

- Vous êtes sale Mon enfant, faites.

Je n’ai jamais vu de chibre aussi grossièrement animé, béni par le tout 
puissant, que celui Du Père Tremblé.
Je soulève ma jupe, découvrant mes genoux, radieusement écorchés, ridés, 
mutilés et rouge des stigmates de l’adoration.
Comment, ne pourrait-il pas en être fier ?  

- Voulez-vous que Je les pique pour Vous ?

- Ho oui, pique, gratte et reprend la parole Ma petite.

Je sors l'aiguille, qui me traverse le sein gauche, pour la faire pénétrer à 
travers mes genoux.
Le père Tremblé, voyant ma liqueur rouge se répandre sous mes pieds,
entre dans une transe suintante d’extase.
A la manière superbement hautaine d’une Diva, il lève la tête pour me mater.

- Mais alors, poursuivez mon enfant, poursuivez …

- ... quelle valeur donner à cela ?
Exiger l’adoration, genoux éclatés, écartés.
Quelle fierté un Seigneur peut-il retenir de l’homme contraint à se soumettre.
Sa grandeur est un fardeau pour l’homme, c’est dans le déni, la frustration, 
le gâchis, qu’il vit par procuration divine.

- Mon enfant, mais voyons, vous êtes en chaleur, donnez-moi votre main. 

Je suis reconnaissante, qu'il l’ait remarqué avant de décharger.
Je lui tends ma main et le caresse.
Le doigt posé sur son gland, je le repousse, le fil gluant qui nous lie,  
s’étire, devenant de plus en plus fin, jusqu’à se rompre.
Je m’en lèche les doigts, Je sens le souffle du Démon.

- Divin, Merci Mon Père, Vous êtes bon.

- Soit, continue,

Le père Tremblé se lève, il redresse sa bure, pour se la coincer, 
entre le gras de son ventre et sa ceinture.
Il se retourne et fait danser son séant au travers de l’ouverture.
Le regard pressé, je m’appuie le front et le nez contre son cul,
Les voies du Seigneur sont impénétrables. Je poursuis. 

- Dieu étend sa main sur ses enfants, mais, n’est-il pas ce créateur 
qui les fourre dès la naissance.
L’homme, quant à lui distille son sperme, et toujours en sera glorifié 
pour sa création divine.

- Everest pose ton doigt sur mon anus.

J’accède à son désir, Je touche son trou déjà bien avancé, Mon index 
s’enfonce dans ce cloaque.
Ma main et mon bras s’écorche contre le cadre en bois rugueux ...

- Oui, Everest, comme ça c’est bien mon enfant,

Entre ses fesses trempées, Je sens les secousses de sa main branlante 
s’activer sur son sexe turgescent.

- Père, Je ne me précipite pas dans ce rôle pour lequel Je suis prédestinée,
Mes histoires seraient bien trop cruelles pour nos jeunes enfants ...

- Dieu lui seul peut être cruel !!!!!

Criarde, sa voix résonne à travers l'église ...

- Cruel ... cruel ... cruel ...

Ce sont les esclaves tourmentés,
tournant la tête de droite à gauche,
qui lui font écho ...

- Cruel … cruel … cruel ...

- Je joue au jeu du bien et du mal.
C’est avec l'âme d’une enfant innocente, que je bascule dans la cruauté,
un semblant, un placebo comme nourriture.
Mon âme, elle aussi, réclame sa gaieté macabre.

Tapant du pied, le père Tremblé, s'est arrêté de branler son bâton de 
berger, pour pincer ses couilles de mouton.

- Nourris la profondeur mon enfant ! Enfonce ton doigt.

- L’homme en génie a toujours été un inventeur; sa plus grande création, 
ce Dieu, impose des réponses erronées.
Il est malheur, il est la seule vérité à toutes questions.
S’appropriant les cieux, bien des hommes l'auront dépassé.

- Rhaaaa Mes couilles mon enfant !!!!

Le père Tremblé était en train de presser ses testicules congestionnés 
de manière brutale, avant de répandre son sperme en propos incohérent.

- Les hommes sont perdus dans un brouillard opaque et céleste,
ils ne sont pas clairs d’esprit,....
Tends ton cul !!!!!,
De la vapeur divine s’en dégage ...,
Non, non, Serre tes fesses, salope ! serre très fort !!!!!
rhaaaaaaa arghhhhh
Que dieu vous pétrisse !!!

- Salope ... salope ... salope

Cris de corbeaux,
Soulagés,
Ce sont les esclaves nus,
tournant la tête de droite à gauche,
qui font échos à la jouissance du Prêtre ...

- Salope ... salope ... salope

- Anus dei, in rectum veritas !


Les rêves, n’appartiennent qu’aux esclaves,
Il n'est de réalité plus belle que les mirages,
...ils naissent des fantasmes, encore plus désirable … la réalité.

Honoré Malika.

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